Le rapatriement de la dépouille de Tshisekedi reporté sine die

Cette décision, d’après le parti et la famille du défunt, vise « à faire échec au plan machiavélique du pouvoir d’engager le pays dans une voie de la violence » lors des obsèques du « lider maximo ». 
À la veille de l’arrivée annoncée du corps d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa en provenance de la Belgique, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) vient de se rétracter en reportant sine die le rapatriement de la dépouille de son défunt leader. C’est ce qui ressort du communiqué publié le 9 mai signé par le secrétaire général du parti dans lequel il est fait mention du renvoi à « une date ultérieure » du rapatriement de la dépouille du « lider maximo » décédé à Bruxelles le 1er février dernier et dont le corps continue à être gardé dans un funérarium dans la capitale belge. Pour l’UDPS, il s’agit là d’une « décision prise en toute responsabilité » et « après concertation avec la famille » du défunt.   
Ce parti d’opposition est convaincu que le pouvoir chercherait à profiter du rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa pour créer un climat de terreur et de violence dans la ville aux fins de justifier des abus programmés contre les militants de l’UDPS. Le communiqué de l’UDPS se veut clair à ce sujet. Le report du rapatriement du corps de l’illustre disparu vise, selon le parti, « à faire échec au plan machiavélique du pouvoir d’engager le pays dans une voie de la violence » lors des obsèques de son défunt leader. Déjà, la situation trouble enregistrée depuis le début de la semaine à la permanence de l’UDPS scellée il y a quelques heures par les agents de la police est considérée comme une prémisse à l’exécution de ce plan machiavélique du pouvoir.
La fermeture du siège de l‘UDPS fait suite à l’incendie lundi d’un camion et d’une tente de la police érigée devant le siège du parti, une forfaiture imputée aux membres de l’UDPS selon la police. Cette dernière soutient que c’est pour des raisons d’enquête que le siège de l’UDPS a été fermé pendant que ce parti d’opposition soupçonne une cabale montée par le pouvoir pour empêcher l’arrivée à Kinshasa de la dépouille d’Etienne Tshisekedi. « Les récits tels que relatés et l’inertie des éléments de la police démontrent qu’il s’agit d’un scenario macabre monté par le pouvoir en vue de justifier l’occupation de la permanence de l’UDPS », dénonce l’UDPS tout en exigeant la libération « sans délai » de son siège national ainsi que la restitution de tous ses biens. 
Rappelons que l‘UDPS qui tient à inhumer son défunt président à son siège social  dans la commune de Limete se bute toujours au refus de l’autorité urbaine qui invite les responsables de ce parti au respect des prescrits de la législation en matière d’inhumation. Il est fait référence notamment à l’ordonnance du 4 septembre 1909 sur les cimetières  dans les villages indigènes, à l’ordonnance du 15 mars 1950 sur le service des inhumations et polices des cimetières, à l’ordonnance du 14 février 1914 sur les services des inhumations et police des cimetières et l’arrêté du gouverneur général du 16 mai 1907 sur les concessions de sépultures.
Tous ces textes de loi disposent que « l’inhumation ne pourra avoir lieu que dans un terrain affecté aux inhumations. Aucune habitation ne peut être élevée à une distance inférieure à 50 mètres des cimetières ». Il est donc hors de question, d’après le gouvernement provincial de Kinshasa, d’enterrer Etienne Tshisekedi dans le quartier résidentiel de Limete.

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