Cenco: Signature de l’arrangement particulier

Sauf changement, c’est ce lundi 27 mars que les négociations directes sur les modalités d’application de l'accord du 31 décembre vont, théoriquement, prendre fin. La signature de l’arrangement particulier lié à la mise en œuvre dudit accord est censée intervenir à cette date selon le vœu exprimé par les évêques catholiques assurant la facilitation des travaux. Visiblement harassés par les tergiversations des politiciens qui, manifestement, semblent se complaire dans la situation du blocage que connaît le processus, les évêques de la Cenco mettent toutes les chances de leur côté pour que les discussions prennent effectivement fin ce 27 mars. D’où l’intense activité déployée ce week-end par la facilitation en synergie avec les parties prenantes de sorte à aboutir, avant cette échéance, à un consensus autour des matières restées en suspens.
Tel a été le sens de la plénière tenue le vendredi 24 mars qui, malheureusement, n’a pas fait évoluer les choses dans le sens souhaité par la facilitation. En effet, à en croire le rapport établi par le secrétariat technique de la Cenco, il en ressort que les divergences majeures demeurent et qu’on est encore loin d’atteindre le bout du tunnel. Aussi bien sur le mode de désignation du futur Premier ministre que sur la présidence du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) en passant par la répartition des postes ministériels, le chronogramme électoral et l’évaluation des mesures de décrispation, le blocage persiste entre les parties prenantes.
Prenant leurs responsabilités, les évêques ont promis de faire des propositions concrètes sur les matières à problème afin d’aider à sortir de l’impasse politique actuelle qui résulte essentiellement de l’interprétation des dispositions contenues dans l’accord de la St Sylvestre. Concernant par exemple la répartition des postes ministériels, des sources indiquent que les composantes se sont mises d’accord sur la structure gouvernementale et la clé de répartition par rapport à leur poids politique respectif. « Il reste certains ministères sur lesquels certaines composantes ont sollicité une concertation en interne avant de pouvoir s’engager », a confié un cadre du Rassemblement. Autant pour le mode de désignation du Premier ministre pour lequel un compromis peine à se dessiner, la présidence du CNSA fait également l’objet d’une vive controverse.
Différentes propositions sont, en effet, avancées mettant en relief la différence d’approche sur cette épineuse question. Pour les uns, il faudrait suivre ce qui est écrit dans l’Accord à savoir que « le CNSA est présidé par le président du Conseil des sages du Rassemblement ». Tandis que pour d’autres, le décès d’Etienne Tshisekedi désigné à ce poste « intuitu personnae » en raison de son combat politique, exigerait que l’on reconsidère cette question. Une autre opinion et non de moindre, estime pour sa part qu’ouvrir le débat autour de cette question remettrait en cause tous les équilibres contenus dans l’Accord dont il faudrait tout renégocier.  
C’est donc autour de ces divergences - qu’on ne saurait régler à coup de baguette magique - que gravitent les discussions sur l’arrangement particulier laissant dans l’expectative de nombreux Congolais atteints déjà par le pessimisme quant à l’issue des débats. Pour certains esprits qui se veulent plutôt optimistes, 90% des questions ayant déjà été traitées, la signature de l‘arrangement particulier pourrait intervenir ce lundi 27 mars même si l’essentiel des divergences n’ait pas été vidé. « Il n’y a personne autour de cette table qui souhaite que les discussions se poursuivent au-delà du 27 mars », a déclaré pour sa part Delly Sessanga, modérateur de l’Alternance pour la République, plate-forme affiliée au Rassemblement. Wait and see.  

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